Un cri silencieux : Face à l'épuisement

 Je vais mal.

Je dois regarder la vérité en face, arrêter de me cacher dans un tourbillon de choses à faire.

Je suis en congé depuis 8 jours et j’ai mis l’appartement sens dessus dessous.

Mais aujourd’hui, premier jour de “vacances” à la maison de campagne.

Donc premier jour d’inactivité forcée, impossible de m’étourdir dans un tunnel rempli de tâches sans fin ici.

Je pressentais que je n’avais pas les ressources nécessaires pour faire face au changement d’environnement. Je n’ai rien dit et je suis venue quand même.

Toute la journée, j’ai tenté de donner le change, à moi, à lui.

Mais c’est peine perdue : j’ai été de mauvaise humeur toute la journée, presque muette, essayant de me perdre dans des activités sur internet : exercices d’anglais à haute dose, suivi d'atelier créatif, vidéo sur youtube… Et bien évidemment ça ne fonctionne pas! 

En fin de journée, j’ai craqué toute seule sur la terrasse, les larmes ont coulé sans mon autorisation. 

Une seule journée passée face à moi-même a suffit à me renvoyer la réalité en pleine face! 

Je vais mal; je vais mal dans ma tête et dans mon corps. Il faut que je l’accepte et que j’arrête de me cacher derrière une hyperactivité  pseudo protectrice.

Je ne sais pas comment faire, par quel bout commencer.

J’ai déjà consulté des psychologues : c'est complètement inutile. Après deux phrases du psychologue, je sais où il veut en venir et je dirige l’entretien de façon à ce que ça ne soit pas douloureux.

Je sais que je ne veux pas de médicament. Je ne sais pas si c’est lié à ma neurodivergence mais j’ai eu une réaction dingue avec un antidépresseur. On ne m’y reprendra plus.

Mais alors, que faire? Un énième travail sur moi-même?

Ce qui m’inquiète terriblement aussi, c’est mon poids ; je suis en obésité massive et ça commence à jouer sur ma mobilité. J’ai mal aussi quand je marche.

Bref, je vais mal.

Et donc, je vais chercher des solutions.


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